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Une pensée pour les animaux soldats de 14/18
Les chiens ont deux fonctions principales. La première consiste à retrouver les blessés après chaque offensive. Leur seconde mission est informative : en complément des pigeons, les chiens sont dressés pour porter des messages écrits et des munitions vers des points de ravitaillement. Au total, 100 000 chiens auraient été mobilisés durant la guerre.
Les pigeons, soldats volants indispensables pour la communication alors défaillante en temps de guerre (à cause des bombardements), sont plusieurs dizaines de milliers à servir leur pays. En 1916, ce sont eux qui annoncent la chute de deux forts près de Verdun.
Tout comme les « poilus », les animaux connaissent la dure réalité de la vie dans les tranchées. Les chevaux, ânes et mulets sont souvent attachés debout à une corde tendue, peu importe la météo, pour qu’ils ne connaissent qu’un sommeil partiel. Ils vivent un calvaire avec, les détonations, la lumière des canons, la vision des cadavres de leurs congénères, l’odeur du sang et la maladie. L’artillerie les frappe, le gaz les ronge.
Certains animaux sont décorés pour leurs services rendus, on souligne alors l’importance de la contribution animale à la victoire. Stubby, croisé Terrier de Boston venu des Etats-Unis, est le chien de guerre le plus décoré de la Première Guerre Mondiale et le seul canidé à avoir atteint le grade de Sergent. Stubby a servi 18 mois dans les tranchées du nord de la France. Après avoir survécu à une attaque au gaz, il apprend à son unité à prévenir ce genre d’offensive. Il sauve des soldats blessés, il est le seul responsable de la capture d’un espion allemand.
En leur mémoire, plusieurs mémoriaux ont été érigés, dans des villes comme Berlin, Bruxelles, Lille ou Londres!
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Remise des livrets sur les Poilus aux 9 communes de CLOYES les Trois Rivières
Echo Républicain
Vendredi 9 novembre 2018, Nadia BOULAY présidente de la Société d'Histoire et de Généalogie de Cloyes et du Pays dunois, a remis à chaque maire faisant partie de CLOYES les 3 Rivières un livret sur les Poilus inscrits sur leur monument aux morts en présence de Monsieur VIGIER député. Ce livret explique ce qu'est un poilu, son parcours militaire, l'existence des monuments aux morts et propose une ébauche de sa descendance paternelle.
Originalité de la commune de Charray, elle n'a pas de monuments aux morts car elle ne déplore aucun mort lors des deux conflits.
La fête dans les villes, la retenue sur le front
Comment des Poilus peuvent-ils se réjouir de l'Armistice alors que des braves sont tombés au front jusqu'au dernier jour de guerre? Quand ils ont des permissions et qu'ils traversent les villes pour se rendre dans leur campagne, ils ont lieu l'impression plus d'une fois qu'il y a deux mondes, celui des tranchées et celui des nantis.
Comment ne pas penser aux autres, aux copains avec qui ils ont vécu des jours horribles, connu la peur, la faim, le froid, le colis de victuailles venant du pays, le courrier tant attendu, la blessure qui leur rappelle qu'eux ont sauvé leur peau! Ils sont hébétés ne voulant pas croire que c'est enfin la fin de leur calvaire! Ils sont humbles devant la victoire.
Pourquoi sont-ils des survivants de ce conflit? Comment vont-ils retrouver leur famille, leur village, la vie active avec tous ces souvenirs qui martèlent leur crâne?......Beaucoup de grands blessés estropiés à jamais, des gueules cassées répudiées. C'est toute une génération qui a été sacrifiée, alors ils vont camoufler toutes ces horribles images dans leur mémoire et préserver les jeunes de leurs récits, il faut vite reprendre le travail!
Et maintenant, quelle différence y-a-t-il entre le français et l'allemand qui rentrent chez eux, le français a gagné mais à quel prix! L'allemand a une famille, peut-être des enfants comme lui et le retour à la vie va lui être plus difficile car son camp a perdu.
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Ne les oubliez pas l'an prochain
« Le devoir de mémoire incombe à chacun, lui seul permet de rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire n'est ni suffisant, ni acceptable.
Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin, c'est son but. »
L'immortalité pour eux
Le souvenir pour nous
Le recueillement pour tous petits et grands
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Le casque ADRIAN
Avec la guerre de position et l'augmentation dramatique des blessures au crâne (77%) il faut penser à protéger la tête des soldats des éclats des obus qui explosent au-dessus des tranchées. En décembre 1914, le sous-intendant ADRIAN propose une calotte métallique à insérer dans le képi. Fin 1915, quelque trois millions de casques Adrian équipent les poilus.
Il pèse entre 670 et 750 grammes. Il est recouvert d'un vernis bleuté, dit " gris artillerie ", qui est la couleur du fameux canon de 75. Mais les Poilus le badigeonnent de boue pour éviter que les rayons de soleil s'y réfléchissent, les signalant aux guetteurs allemands.
Sur le devant du casque est placé un signe distinctif : une grenade pour l'Infanterie de ligne, deux canons croisés pour l'Artillerie, une ancre pour l'Infanterie coloniale, une cuirasse et un port de tête pour le Génie, un cor pour les Chasseurs, un Caducée pour les services de santé, une Croix rouge sur casque blanc pour les infirmiers.
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1er soldat français tué lors du conflit
Le 2 août 1914 à 10 h du matin, au nord de Belfort, à 10 kilomètres de la frontière, une patrouille de uhlans attaque un poste français. Le caporal Jules André PEUGEOT est tué. C’est le 1er mort de la Grande Guerre sauf que le 2 août 1914, « la guerre n'est pas encore déclarée, elle ne le sera que le 3 ».
Son régiment faisant partie des troupes de couverture, il a pour mission de surveiller la frontière franco-allemande, en cas de tension entre les deux pays. Un détachement de huit hommes du 5e Chasseurs à Cheval de Mulhouse viole la frontière française. Le Caporal PEUGEOT se porte au-devant des cavaliers allemands qui viennent de bousculer la sentinelle. Un coup de sabre entaille sa capote et entame son ceinturon. Il prononce les sommations d'usage.
En guise de réponse, le sous-lieutenant Camille MAYER jeune officier de 20 ans sort son revolver et tire trois fois dans sa direction. Le caporal est blessé grièvement à l’épaule droite. Avant de s'effondrer, le Français a le temps d'épauler son fusil et de faire feu sur MAYER. L'officier est mortellement blessé d'une balle au ventre, puis d'une balle dans la tête tirée par un des hommes de PEUGEOT.
Un monument à la mémoire du jeune soldat a été inauguré par le président POINCARE à Joncherey en 1922, puis détruit par les Allemands en juillet 1940, pour être enfin reconstruit en 1959.
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Verdun en 1916
« C’est la course à la mort...Cela éclate partout, devant, derrière. Des camarades tombent. Plus vite ! Nous franchissons des morts et des blessés. La forêt n’a plus un arbre intact ; des tronçons, çà et là, restent debout ; le sol est un chaos de pierres où gisent grenades, munitions, armes, capotes, corps inanimés, corps pantelants. Encore des blessés parmi nos compagnons. Nous courons comme des fous. Un éclat traverse mon sac. On se rapproche du tunnel de Tavannes. Soudain un obus éclate « dans nous », nous enlevant dans son souffle ; la grande flamme rouge balaie nos visages ; on n’a rien ! C’est un miracle.
Etre dans la flamme, et n’avoir rien… On court, on tombe, on se traîne ; voici le tunnel, on entre… Mon Dieu !... Je tombe à terre et sanglote nerveusement. »
Lettre d’un poilu du 408 R.I. à Verdun.
Les hôpitaux temporaires
La Grande Guerre si meurtrière met la nation dans l'obligation de créer des hôpitaux temporaires dans un grand nombre de villes de France.
Ils sont Hôpitaux bénévoles (HB) s’ils dépendent d’une organisation civile, hôpitaux auxiliaires (HA), ou hôpitaux complémentaires (HC) s’ils dépendent d’une région militaire, sans tenir compte du découpage en départements. La 4ième région militaire est constituée du département de l’Eure-et-Loir, 56 hôpitaux complémentaires y sont répertoriés. CLOYES est de ce nombre.
HA n° 21 salle de Patronage, place chanzy ; 30 lits
HB n° 14 bis Mairie et maison Mignot (contiguë) place de la mairie ; 76 lits, ouvert du 1er au 27 septembre 1914
Annexe Hiron Hospice : 24 lits
Mais aussi les villes de Châteaudun (240 lits), Courtalain, Montigny le Gannelon, La Chapelle du Noyer et Lanneray, près de 500 lits.
Le 1er septembre 1914 à 8h 45 arrive à Cloyes une dépêche ainsi formulée :
« Train arrive à Cloyes dans une heure, 200 blessés pour votre formation ».
Ce convoi destiné au Moulin de Montigny n’y trouvera qu’un vaste emplacement avec de la paille pour toute literie. Mais une population toute vibrante de patriotisme est décidée à tous les sacrifices pour le bien-être de ces soldats.
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Tué à l'ennemi
Expression militaire utilisée en France sur les documents administratifs des soldats tués lors de la Première Guerre Mondiale. Pour qu'un soldat soit déclaré mort, il faut que, de l'attaque, reviennent deux témoins pour l'attester. Faute de quoi il est déclaré « disparu ».
Des avis émanant du Ministère de Guerre sont transmis au maire de la commune qui en avise personnellement (lui-même, son représentant ou la gendarmerie) la famille que le soldat a demandé de prévenir. L'avis est également signifié aux autorités militaires qui tiennent le registre matricule. À partir de là, la mairie peut établir des actes de décès, ce qui permet à la famille d'ouvrir la succession.
La raison invoquée le plus souvent est bien celle de la mort sur le champ de bataille et notamment la mort violente aux combats dans les tranchées. Elle s’exprime sous des appellations diverses : « Tué à l’ennemi », ou par un laconique « tué », « Mort sur le terrain », « Disparu au cours d’un combat » ou tout simplement « Disparu », sans oublier les soldats décédés des suites de « Blessures de guerre ». ATC La Gazette des Amis de Cloyes
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