Saint-Valentin
Pour cette Saint-Valentin nous vous partageons deux publications :
" 𝘚𝘪 𝘭𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘳𝘮𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘴’𝘢𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘪𝘵 𝘦𝘵 𝘴’𝘦𝘧𝘧𝘢𝘤𝘦,
𝘤𝘦𝘭𝘶𝘪 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳 𝘤𝘳𝘰î𝘵 à 𝘤𝘩𝘢𝘲𝘶𝘦 𝘩𝘦𝘶𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦 ! "
A l’heure où les poèmes et autres correspondances écrites d’amoureux se raréfient pour laisser place aux SMS et aux réseaux sociaux, replongeons-nous dans la délicatesse de cette carte postale du début du XXᵉ siècle.
Ces tendres missives, envoyées par des amoureux souvent séparés, témoignent d’une époque où l’on prenait le temps d’écrire… et d’attendre avec impatience la réponse de l’être aimé.
Archives départementales d’Eure-et-Loir, 5 Num 43 - 233 (fonds Noblet)
Mais, durant son temps libre, Eugène aime dessiner et il laisse derrière lui plus de 200 dessins, réalisés entre 1860 et 1890. Sur cette page, vraisemblablement un brouillon de correspondance, il croque une série de portraits sur la thématique du baiser, chaque couple étant traité sous forme humoristique : "à celui dont on hérite", "à l'ami du mari"...
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Charlie CHAPLIN
Le 7 février 1914 marque la première apparition sur grand écran du personnage de Charlot, interprété par l’acteur britannique Charlie CHAPLIN (1889-1977) dans le film ‶Kid Auto Races″ tourné par la Keystone Film Company.
En anglais, Charlot n’a pas de nom. Il est simplement ‶the Tramp″ (le vagabond). Identifiable grâce à son iconique silhouette (chapeau melon, moustache en brosse à dents et boucles noires ; vêtements amples, chaussures trop grandes et démarche en canard). Il est l’un des tous premiers personnages à faire l’objet de produits dérivés.
À ses débuts, the Tramp est un simple ressort comique dans des films qui empruntent encore largement à la pantomime. Très vite cependant, CHAPLIN s’emploie à lui donner une dimension plus humaine, mêlant habilement malice et sentiments dans des comédies burlesques qui jonglent entre gags visuels et commentaire politique et social.
Collection Wrotnowska, carte postale de Charlie CHAPLIN, s.d [première moitié du XIXe siècle]. Archives de Paris, D39Z 2.
Chandeleur
Partage carnet de note contenant des recettes, puis récit d'un soldat qui a combattu dans le Pas-de-Calais (fonds privé 1 J 3088) conservé aux Archives départementales.
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑙 𝑑𝑒 𝑙𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑟𝑖𝑛𝑒, 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑗𝑎𝑢𝑛𝑒𝑠 𝑑’œ𝑢𝑓, 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑏𝑙𝑎𝑛𝑐 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑏𝑎𝑡𝑡𝑢. 𝐵𝑖𝑒𝑛 𝑚𝑒́𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑟𝑒̀𝑚𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑡𝑜̂𝑡 𝑞𝑢’𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑎̂𝑡𝑒. 𝑃𝑎𝑟𝑓𝑢𝑚𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑓𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑’𝑜𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑜𝑢 𝑎𝑢 𝑟ℎ𝑢𝑚, 𝑜𝑢 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑑’𝑎𝑏𝑠𝑖𝑛𝑡ℎ𝑒. 𝐶𝑢𝑖𝑟𝑒, 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑒̂𝑙𝑒, 𝑒𝑛 𝑎𝑦𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑑’𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑎̂𝑡𝑒, 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑜𝑏𝑡𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑟𝑒̂𝑝𝑒 𝑓𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒́𝑔𝑒̀𝑟𝑒. 𝑆𝑢𝑐𝑟𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑓𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑎𝑠𝑠𝑖𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑠𝑎𝑢𝑝𝑜𝑢𝑑𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑒̂𝑝𝑒 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒.
Dans ce même carnet, on trouve également, écrit à la plume, une recette de crème au chocolat et un remède pour les rhumatismes.
Puis, le carnet de notes révèle une autre calligraphie au crayon de bois : le récit d’un soldat français dont on ne connaît pas le nom et qui décrit son quotidien en 1918 dans les environs de La Couture, probablement pendant la Bataille de la Lys 
Voici quelques extraits : "Rien n’est fixé pour l’évacuation, ni heure, ni moyen de transport. L’orage fait rage. Un soldat de La Couture vient dire qu’il faut partir avec ce que chacun peut porter et qu’il va arriver des voitures pour les personnes qui ne peuvent marcher. Comment voulez-vous que nous partions ainsi même que nous abandonnons notre linge et nos vêtements lui dis-je. Comment passerons-nous l’hiver ? Pour mourir de misère et de froid, autant rester ici exposés à la mort. Un autre soldat revient demander que Monsieur le Bourgmestre fasse partir tous les civils mais la lutte est si vive que personne n’ose s’aventurer dans les rues. Enfin, cinq ou six petites voitures apparaissent tout de suite avec le bagage des habitats avoisinant La Couture. Aucun ordre ne nous arrive plus, La Couture elle-même vient de se sauver. […] faire maintenant, un soldat a dit que les Anglais n’étaient pas loin, qu’il fallait nous hâter".