Tué à l'ennemi
Expression militaire utilisée en France sur les documents administratifs des soldats tués lors de la Première Guerre Mondiale. Pour qu'un soldat soit déclaré mort, il faut que, de l'attaque, reviennent deux témoins pour l'attester. Faute de quoi il est déclaré « disparu ».
Des avis émanant du Ministère de Guerre sont transmis au maire de la commune qui en avise personnellement (lui-même, son représentant ou la gendarmerie) la famille que le soldat a demandé de prévenir. L'avis est également signifié aux autorités militaires qui tiennent le registre matricule. À partir de là, la mairie peut établir des actes de décès, ce qui permet à la famille d'ouvrir la succession.
La raison invoquée le plus souvent est bien celle de la mort sur le champ de bataille et notamment la mort violente aux combats dans les tranchées. Elle s’exprime sous des appellations diverses : « Tué à l’ennemi », ou par un laconique « tué », « Mort sur le terrain », « Disparu au cours d’un combat » ou tout simplement « Disparu », sans oublier les soldats décédés des suites de « Blessures de guerre ». ATC La Gazette des Amis de Cloyes
CRAONNE : les mutineries
À Craonne, lors des sanglants assauts commandés par le général NIVELLE , ce sont 30 000 hommes qui meurent en 10 jours et 100 000 sont blessés. Le 15 mai 1917, celui-ci est évincé.
PETAIN prend sa place. Il craint à tort que les mutineries ne se propagent. Toujours dans le but de calmer les mouvements de révolte, et conscient que le commandement faisait endurer trop d’épreuves aux combattants, le général PETAIN prend une série de mesures pour améliorer le sort des « poilus ».
Il va sauver la troupe du désarroi en lui accordant ce qu’elle réclame : la réforme du système des permissions et des repos, l’amélioration des cantonnements et de l’ordinaire, la construction de nombreux baraquements, un meilleur ravitaillement en matériel et nourriture, la lutte contre les privilèges et les abus.
De plus, il décide d’arrêter les offensives et de les remplacer par des actions à objectif limité. Cette stratégie, plus économe en vies humaines, est perçue comme un signe d’apaisement. Toutes ces mesures ont permis la régression des mouvements de révoltes. ATC bulletin La Gazette des Amis de Cloyes
Qu'est-ce que l'Obusite
La violence des combats aggravée par l'usage intense d'armes nouvelles tels les gaz de combat provoque chez nombre de survivants des séquelles psychologiques parfois irréversibles et impressionnantes.
L’association de troubles psychiques et physiques appelé OBUSITE sera plus tard dénommé Syndrome de stress post-traumatique. Due aux bombardements incessants, aux dangers des barbelés, à la peur d’être déchiqueté, enseveli, cette peur répétée d’être violemment tué se manifeste de diverses manières :
- Vomissements incontrôlables
- Immobilité corporelle
- Tremblements involontaires et incessants, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité du sujet de se tenir en position debout (appelés « les trembleurs »)
- Crises de terreur à l'évocation d'un fait ou à la vue d'un objet rappelant la vie au front
- Hallucinations, psychoses, folie…..
Soins : Les médecins de l’époque parlent de simulations inconscientes. Pour soigner ces soldats - qu’on ne croit guère -, car on pense qu’ils manquent de bravoure, des petits « torpillages électriques » dans le bide et sur les tempes révèlent les « acteurs » et la promesse du peloton d’exécution fait le reste. Plus tard avec les progrès de la médecine on comprendra qu’ils ne simulaient pas…… ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Augustin TREBUCHON
Né le 30 mai 1878 au Malzieu-Forain en Lozère au hameau du Montchabrier, il est le dernier soldat français mort au combat de la Première Guerre mondiale le 11 novembre 1918 à Vrigne-Meuse (Ardennes)
Il a été tué à 10 h 55 du matin, soit 5 minutes avant l'heure du « cessez le feu » décidé par l'Armistice du 11 novembre 1918.
Soldat de 1re classe, estafette de la 9e compagnie du 415ème Régiment de la 163ème division d'Infanterie, il reçoit une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine. Augustin TREBUCHON a 40 ans. Berger à Saint Privat du Fau en Lozère, il s’est engagé en 1914. Un jardin de la mémoire « Augustin Trébuchon » a été inauguré à Rethondes en 2012.
La mention « Mort pour la France" est antidatée au 10 novembre comme pour les autres Français morts le 11 novembre 1918. Selon le général Alain FAUVEAU, pour les autorités militaires :
« Il n'était tout simplement pas possible de mourir pour la France le jour de l'armistice, le jour de la victoire ».
Lettre extraite du journal local de CLOYES sur le LOIR
Touchante lettre d’une fillette
Le jour de Noël, un paquet était remis au quartier Kellerman, portant cette suscription : Pour le Premier partant au front.
Un jeune officier du 1er Chasseurs, retour du front, et qui était désigné pour repartir le lendemain, fut mis en possession du petit colis. Il contenait un passe-montagne, un sachet de bonbons et la charmante lettre suivante :
« Mon cher soldat,
« J’ai sept ans et je me suis bien dépêchée pour vous faire ce passe-montagne. Acceptez-le, il vient d’une petite fille qui veut mériter aussi de sa chère France !
« Je souhaite qu’il vous rende grand service.
« Je pense bien à tous nos soldats et je vous dis : Bon courage !
« Charlotte TRIAURAU à CLOYES. »
Notre brave sous-officier, très touché, s’est empressé de répondre à la lettre de cette mignonne fillette, et compte bien que le passe-montagne lui servira de talisman.
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Le coquelicot et le bleuet
Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre, soldats, chevaux, chiens et des milliers de pigeons voyageurs….. Le jour du Souvenir y est l'occasion de ventes de coquelicots en papier au bénéfice des anciens combattants. La Campagne du Coquelicot (en anglais Poppy Appeal) est un appel aux dons lancé chaque année par la Royal British Légion en Grande-Bretagne et dans certains pays du Commonwealth, et visant à soutenir les familles des soldats morts ou blessés au combat.
En France, le bleuet, également présent sur les champs de bataille et dont la couleur rappelle les uniformes des Poilus, est lui-aussi devenu fleur-symbole du sacrifice des soldats lors du premier conflit mondial. Les poilus français ont eux-mêmes choisi cette fleur comme symbole de leur guerre : le symbole de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.
ATC
Souvenons nous
Le tocsin sonne au milieu de l'été et les campagnes françaises sombrent dans le silence ce 1er août 1914. La nation entre en guerre. Au-delà de la stupeur qui saisit un monde agricole alors mal informé des soubresauts politiques et des différentes alliances, des questions se posent.
Qui fera les moissons imminentes en ce début d'août ? Comment les champs seront-ils labourés à l'automne alors que les chevaux vont être réquisitionnés ? La guerre désorganise une société rurale qui ne vit pas la mobilisation avec confiance.
L'expression «la fleur au fusil», désormais passée dans la langue commune,qualifie un départ dans l'insouciance. Elle évoque notamment le départ de soldats loin d'imaginer le sort qui les attend. Dans cette souriante insouciance, la plupart n’ont jamais réfléchi aux horreurs de la guerre. Persuadés de l'écrasante supériorité de l'artillerie et de l'aviation, ils se représentent naïvement la campagne comme une promenade militaire, une succession rapide de victoires faciles et éclatantes.
La réalité fut autre, nous le savons un siècle plus tard. L'un des conflits les plus absurdes et les plus sanglants de l'Histoire de l'humanité commençait !
ATC La Gazette des Amis de Cloyes
Les chrysanthèmes de la Toussaint
1er novembre 2018 : la Toussaint avec ses chrysanthèmes de toutes couleurs, si vivantes dans nos cimetières. Cette année le 2 novembre a une saveur particulière puisqu’on s’apprête à fêter
L’armistice de la Grande Guerre.
On va renouveler la paix…..mais tous ses braves Poilus tombés au champ d’honneur auront droit à une pensée particulière car ils ont joué un rôle important dans cette paix. Beaucoup trop y ont laissé leur vie.
C'est à partir de la Première Guerre mondiale que le chrysanthème honore les morts car, la capitulation ayant eu lieu en automne, c'est une des rares fleurs qui pousse à cette saison. Il est devenu symbolique du conflit.
Le 100ème Anniversaire de l'Armistice de 1918
CLOYES LES 3 RIVIERES célèbre le 100ème Anniversaire de l'Armistice de 1918 :
le dimanche 11 novembre 2018
Devant chaque Monument aux Morts, des cérémonies de commémoration auront lieu dans les communes.
Un musicien de l'Harmonie "Les Enfants du Loir" sonnera l'Armistice avant le dépôt des gerbes.
Pour compléter la lecture des différents manifestes habituels, un enfant lira le texte d'un poilu.
Programme :
9h15 La Ferté Villeneuil
10h15 Le Mée
11h15 Douy
12h15 Romilly-sur-Aigre
14h00 Autheuil
15h00 Saint-Hilaire-sur-Yerre
16h00 Montigny-le-Gannelon
17h00 Cloyes-sur-le-Loir : prière pour la Paix en l'Église Saint-Georges
suivi à
18h30 Feu d'Artifice musical au Parc Émile Zola
Commémoration de la Grande Guerre
Du 8 au 12 novembre 2018
de 9h à 18h
à la salle des fêtes de Verdes (Beauce-la-Romaine) :
Exposition « la Grande Guerre ».
Entrée libre.


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